La 3ème édition d’Eure&Link a consacré l’Eure-et-Loir comme « territoire de l’innovation »

Le 21 septembre, près de 250 personnes – élus locaux, parlementaires, startups euréliennes et industriels – se sont réunis à Epernon lors de la 3ème édition d’Eure&Link.

La politique de déploiement des infrastructures de haut et très haut débit menée par le département s’est attirée les félicitations du secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi. Le département de l’Eure-et-Loir confirme sa position avancée dans la lutte contre la fracture numérique. 

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique devant le public d’Eurelink :
« Je suis en Eure et Loir pour célébrer un territoire exemplaire, un territoire connecté »
« Continuons à penser que tous les territoires sont des territoires de l’innovation »

En quelques phrases d’une allocution largement applaudie par le public d’Eure&Link, le secrétaire d’Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi a synthétisé l’ambition du département dans le domaine du très haut débit : déployer les infrastructures donnant accès au THD au plus grand nombre en ayant soin de résorber les zones blanches, mais aussi promouvoir auprès des collectivités territoriales, des entreprises et des particuliers les nouveaux usages permis par l’arrivée de ce THD. Une attention à chacun que le secrétaire d’Etat a encore résumée par ces mots : « avancer, être agile, mais ne laisser personne sur le chemin. »

Les élus présents dans la salle des Prairiales à la première partie de l’événement ont été accueillis à la tribune par des allocutions de Mme Françoise Ramon, Maire d’Epernon, Présidente de la Communauté de Communes des Portes Euréliennes d’Ile de France, suivie de Jacques LEMARE, Président d’Eure-et-Loir Numérique et Vice-Président du Conseil Départemental d’Eure-et-Loir et également de François BONNEAU, Président de la Région Centre-Val de Loire.

LA RETROSPECTIVE DE L’EVENEMENT

Appelées par l’animatrice de la journée Isabelle Fayolle, 7 entreprises de renommée nationale et internationale ont ensuite présenté leurs solutions dans des domaines variés, mais tous tournés vers le service aux collectivités territoriales et aux usagers des territoires ruraux ou urbains : Le civisme 2.0 (Agora Plus et Spallian-Tell My City), les économies d’énergie et les villes intelligentes (Gedia et Bouygues Energies Services),  la démonstration d’une consultation à distance pour lutter contre la désertification (Hopi Médical), les solutions multicanaux pour l’alerte des populations dans le cadre de la gestion de crise et le sujet de la cybersécurité (Gedicom, Orange Cyberdéfense).

Se trouvant à l’issue d’une visite dans la 3ème circonscription d’Eure-et-Loir en compagnie notamment de la députée Laure de la Raudière (visite de la Wild Code School de la Loupe,  du lycée d’enseignement agricole de Nermont -« Perche digital » et du BTS numérique), le Secrétaire d’Etat et la députée ont dialogué sur scène en ouverture de la seconde partie d’Eure&Link plus particulièrement destinée aux entreprises. Les enjeux stratégiques du THD étaient au cœur de leur intervention: « nous avons une conviction commune, faire du numérique une chance pour tous ».

Dans son allocution, le secrétaire d’Etat avait rappelé que « si l’on ne fait rien, on ne fait rien pour 13M. de personnes », soit le nombre de Français éloignés du numérique pour des raisons de « handicap, de grand âge ou de non maîtrise de la langue ».

Il avait également dit : « Vous avez inspiré le gouvernement dans les positions qu’il a prises ces dernières semaines » et signalé avec humour « j’ai une nouvelle à annoncer : les startups ne sont pas qu’à Paris, New York ou Tel Aviv, elles sont partout sur le territoire et dans des domaines à très grands potentiels ». Un clin d’œil aux créateurs de startups présents dans la salle.

Devant les nombreux entrepreneurs à recherche de conseils et d’orientation (quand ils sont dans la première phase de la digitalisation de leur activité), ou de débouchés, quand ils veulent grandir et ne pas être contraints de quitter leur territoire,  un panel d’artisans et de commerçants ont partagé leur propre expérience : l’ami qui construit un site de mauvaise qualité et vous laisse tomber quand vous ouvrez votre boutique en ligne, le site qui n’est pas bien protégé, les machines à commande numérique très onéreuses que l’on casse par manque de formation etc.

L’artisanat peut effectivement être boosté par le numérique, David VOISIN, ébéniste et créateur de VP Agencement & Fabien LE QUELLEC, des  Compagnons du Devoir et du Tour de France en ont largement débattu.

La digitalisation du commerce est une fatalité : le chocolatier Clément Marthé a même fait le choix de n’avoir qu’une boutique en ligne, ce qu’ont également fait Laurent POHU & Willy BOCCHIALINI, co-fondateurs de ChefCook, un site de vente privée alimentaire…. Quant à Stéphane Berretti, Président de Sodiclair  (Stores et Rideaux), il a pu témoigner d’un aspect capital : en bénéficiant d’une formation Google Pro et en faisant le choix radical de la publicité monocanal sur le web, son entreprise eurélienne, non seulement n’a pas fermé, n’a pas été obligée de quitter le département, mais a vu le bond de son chiffre d’affaire.

Les grands témoins de la journée, Arno PONS, Délégué Général de la Digital New Deal Foundation et Benoît LOUTREL, Directeur des Relations Publiques de Google France ont instauré un dialogue avec la salle et répondu à deux types d’entrepreneurs très différents : un artisan d’art qui représente cette partie heureuse des salariés qui mènent une reconversion réussie et qui s’inquiète du taux de charges ; une start-up créée par des anciens exilés d’Eure-et-Loir qui viennent de se réinstaller dans le département à la faveur de l’installation du THD, indispensable à leur activité.